Ushuaia: Côté terre

Ushaia se mérite et c’est après 4 heures de sommeil sur le sol de l’aeroport vide de Buenos Aires que nous avons enfin pu prendre l’avion pour nous y rendre. On partage un taxi avec deux néerlandais pour nous rendre en ville jusqu’à notre hostal, Yakush qui sera notre camp de base pour les 4 prochains jours.

Nous commençons par “l’ascencion” du glacier Martial, qui s’avérera être tout petit comme vous le verrez plus tard. C’est une randonnée d’environ 15km qui met bien en jambes pour nos futures pérégrinations et qui permet d’avoir un point de vue très sympathique sur la ville et au loin, le canal de Beagle. On y recroise nos 2 Néerlandais Lesso et Mess avec qui on atteindra le haut du chemin et le fléau de l’amerique du sud à notre sens, les chiens errants qui n’ont rien d’autre à faire de leur journée que de vous suivre !!

Lors d’une seconde journée, nous avons également fait une petite ballade autour de la Bahia Encerrada puis le long de la côte jusqu’a l’hôtel Tolkeyen qui permet de voir la ville de l’autre côté et d’avoir une vue sur l’aéroport de la ville.

Bien entendu, nous avons fait tamponner nos passeports à l’office du tourisme avec un des 4 tampons disponible de la ville et pris la photo avec la célèbre pancarte Fin d’El Mundo. Pas très original mais cela nous a tout de même fait plaisir 😎

L’ hostal était très convivial. Nous partagions notre chambre avec 2 autres personnes. Henrique, un péruvien bavard, la cinquantaine, qui trainait sa bosse dans le coin en attendant le beau temps pour survoler le canal en avion. Et Fabio, un italien globetrotter qui parcourt l’Amérique du Sud depuis un an et demi avant de monter plus tard son propre hôtel. Il y avait une grande cuisine commune où nous nous affairions tous à l’heure des repas, l’ambiance était très sympa et propice aux échanges.

On nous a conseillé d’aller changer des euros dans l’hôtel Antartida. Arrivé à destination, ambiance mafia ! On nous fait rentrer dans la cuisine et sans échanger un mot, le gars nous tape un chiffre 
sur une calculette posée sur le congélateur. Le taux était très bon mais on avait l’impression de tourner une scène d’un film de gangster ou d’acheter de l’alcool de contrebande.

Nous n’avions pas encore le mal du pays que la France s’est rappelée à nous. Le jour de notre départ de la ville coïncidait avec celui du “paro” national en Argentine. Grève des transporteurs et des frontières, pas de départ possible de la ville, organisée par la CGT..!! Ça ne s’invente pas, même à l’autre bout du monde, ils viennent interférer dans tes plans. Finalement,nous avons pu rester une nuit de plus chez Yakush et donc profiter un peu plus de la ville avant de nous rendre à notre étape suivante à Puerto Natales.

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