Île de Chiloé : Castro et parque nacional

Arrivés à Quellon, nous prenons le bus en direction de Castro et surtout de notre hospedaje pour les 4 prochains jours en quête d’un repos amplement mérité après notre traversée en bateau. Nous arrivons dans le centre ville à proximité de l’église a l’hostal Cordillera, la visite sera pour le lendemain.

Après une bonne nuit de repos, nos entamons notre visite par les palafitos à l’entrée de la ville. Il s’agit de maisons sur pilotis construites sur la mer, historiquement par les pêcheurs chilotes pour être au plus près de leurs embarquations. Aujourd’hui, elles sont reconverties, pour certaines en hôtel pour d’autres en restaurants et surtout entretenues car elles font partie du patrimoine de la ville.

 

Nous continuons ensuite notre visite par le marché local et artisanal et trouvons notre restaurant du midi dans un grand palafito juste derrière, l’occasion de tester les plats typiques de l’ile de Chiloé : le Curanto pour Pauline et un Cancato pour Benjamin, faits, nous l’esperons, à partir des produits frais du marché.

Le Curanto est un plat à base de fruits de mer, palourdes et moules ainsi que de saucisses, de poitrine de porc fumé, de poulet, de pommes de terre et de pebre, une purée de pomme de terre epaissie de farine et bouillie. Par dessus, une soupe. Rien que ça ! La liste est longue, c’est sans compter la générosité naturelle des mollusques du coin, nous n’avions jamais vu de fruit de mer aussi gros. Finir le plat a bien entendu été impossible même en s’y mettant à deux.

Le Cancato est un plat plus fin… il s’agit d’un sandwich de fromage fondu, saucisse locale et de tomate dans lequel deux pavés de saumon font office de pain accompagné d’une purée de pomme de terre. Les mélanges sont originaux mais remplissent leurs offices. Nous ressortons du restaurant callés !

Nous reprenons le chemin des palafitos de l’autre côté de la ville. Selon notre hôte, la vue est imprenable a partir de la presqu’île d’en face. Nous nous y sommes rendus à pied mais le chemin qui longe la côte n’inspire pas vraiment confiance et cerise sur le gâteau les chiens errants sont de la partie et ne paraissent pas tous si amicaux que ça. Nous décidons donc de faire demi-tour car la vue ne semble de toute façon pas si exceptionnelle que ça. Nous finirons la journée à nous balader dans Castro notamment dans la fameuse église que la ville acceuille, mur en écaille de poissons, double «clochers» à la différence des autres églises de l’île et voûtes en coques de bateau, magnifique. Après avoir aidé à l’«ascension du Christ» sur son socle, heureusement que nous étions dans le coin, nous regagnons nos pénates.

Petit saut dans le temps, la visite du deuxième jour fera l’objet d’un article dédié, nous décidons pour notre troisième jour sur l’île d’aller visiter le parque national de Chiloé situé sur la côte ouest, près de la ville de Cucao. Les explications à l’entrée du parc nous renseigne sur la faune et la flore que nous pourrons y trouver mais aussi sur le mode de vie des tout premiers pêcheurs chilotes, leurs constructions, embarcations et outils. En prime, nous en apprenons egalement plus sur les differents monstres et elfes peuplant les croyances populaires de la région.

Le parc nous permet ensuite de faire plusieurs balades dans les differents écosystèmes qui le compose et notamment le tepual. Il s’agit d’une jungle assez epaisse constituée de gros arbres dont les notophagus que l’ont voit un peu partout et de simili bambou. Cette ensemble pousse sur une tourbière continuellement alimentée par la chute des végétaux, formant un imbroglio sur plusieurs mètres que nous traversons sur une passerelle à quelques centimètres du sol. Ainsi, l’endroit reste préservé et peut être visité sans mettre à mal le cycle de la nature qui se déroule ici. En effet, le tepual est temporaire et la végétation entassée constituera dans le futur un sol propice à l’accueil d’une végétation plus standard.

Nous nous rendons ensuite dans la partie Ouest du parc où l’on traverse la succession de dunes qui sépare le parc de la côte. Encore un écosystème bien particuliers avec ses arbres à l’écorce orange qui poussent dans le sable. Nous arrivons enfin sur la plage mais ici, impossible d’aller tremper les pieds. Le lago Cucao et la laguna Huelde se déversent tous les deux dans la mer à cet endroit. Une petite rivière, qui change de sens à la marée montante, nous sépare donc de la fin de la plage. Nous profitons tout de même de la tranquillité des lieux pour un petit bain de soleil bien mérité avant de retourner en bus à Castro.

Ce sera notre dernière journée sur l’île de Chiloé et nous partirons ensuite à Puerto Varas en bus. Le prochain article parlera de notre activité du deuxième jour, la visite des églises chilotes. À bientôt.

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